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LA LETTRE d'ENSEMBLE! 69 de DECEMBRE 2018

CONTRE LE THATCHER FRANçAIS, "There Is No Alternative" : SE RASSEMBLER ET AGIR !

La journée du 22 mars 2018 aura peut-être (restons prudents !) marqué le début d’un tournant dans la lutte sociale. D’abord parce qu’elle aura rassemblé dans la rue et/ou la grève les fonctionnaires, les hospitalier-es, les cheminot-es, les EHPAD, des salarié-es du privé et des usager-es des différents services publics. Et nombre d’étudiant-es dans beaucoup de villes. Et ceci à l’appel de la plupart des syndicats, dans une relative unité qu’il faut saluer.
Une journée qui aura des suites
Un sondage BFM-Elabe montre que 74% des sondé-es estiment que le gouvernement mène une politique "injuste", et 77% qu’il "ne rassemble pas" les Français-es. L’effet Macron "président des riches" est donc profond.
Le ministère de l’intérieur estime quant à lui que les cortèges de manifestant-es ont été 50% plus fournis que le 10 octobre 2017. Cette grande mobilisation traduit une forte détermination dans tous les secteurs concernés par la néo-libéralisation sauce Macron.
Les cortèges étudiants furent souvent importants (Le Havre, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nice, Nîmes, Poitiers…). Et la répression en cours (par les forces "de l’ordre" et leurs supplétifs d’extrême-droite comme à Montpellier) n’entamera pas la détermination des grévistes, bien au contraire !
Des organisations syndicales (CGT, SUD) ont d’ores et déjà appelé à des suites. Les cheminot-es ont fixé leur calendrier. Des appels à la grève ont vu le jour aux finances, à Air France, chez les éboueurs...

Ne laissons pas Macron être le Thatcher français !
L’unité syndicale est un facteur indispensable à la mobilisation et correspond à une attente très forte. Elle est aujourd’hui particulièrement forte chez les cheminot-es dont l’intersyndicale a proposé une plate-forme commune ("C’est quoi ce travail ?") face au projet du gouvernement.
Et l’on sent bien monter de partout la nécessité de construire un rapport de force. Partout, les militant-es et citoyen-nes mobilisé-es veulent construire l’unité d’action pour faire reculer Macron et sa clique.
Les syndicats sont conscients que la bataille de l’opinion publique sera décisive. D’autant plus que la contre-offensive du gouvernement aura lieu, elle aussi ! Macron veut gagner cette confrontation pour poursuivre son offensive tous azimuts contre tous les droits sociaux, tous les statuts, toutes les conquêtes sociales acquises de haute lutte.

L’Unité est aussi une nécessité pour la gauche anti-libérale !
L’action unie des forces de gauche anti-libérales peut créer un environnement politique favorable. L’accord sur une déclaration commune signée par 12 organisations devra encore se consolider, dépasser la simple addition des sigles, s’enraciner sur tout le territoire, sous les formes (entre autres) d’assemblées citoyennes, de mobilisation des usager-es, de meetings.
Ensemble! propose aux forces de la gauche antilibérale de se rassembler et d’agir : organisons partout des assemblées de débats et d’action, réunissant grévistes, usager-es et plus largement toutes les victimes de la politique macronienne : TOUS ET TOUTES ENSEMBLE !