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LA LETTRE d'ENSEMBLE! 69 d'AVRIL 2019

Les contradictions de la Métropole pour le Plan Climat ...

un communiqué commun :

De l’espoir…
Le 9 mars dernier, la Métropole de Lyon a convié les associations engagées dans des démarches de transition environnementale et de justice sociale à faire des propositions concrètes destinées à enrichir le futur Plan Climat Énergie Air territorial. L’objectif du PCAET est de définir les trajectoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration de la qualité de l’air de la Métropole de Lyon et sera voté à la fin de l’année.
Cette initiative qui a rassemblé 250 personnes, constituait une réponse à la revendication des organisateurs des 4 marches lyonnaises pour le climat d’être associées à l’élaboration du_PCAET 2020-2030, au même titre que les collectivités locales et que les acteurs économiques.
A l’issue de cette journée de travail, David Kimelfeld a déclaré que "la_Métropole de Lyon doit prendre ses responsabilités pour répondre aux attentes et aux propositions exprimées", ajoutant "des solutions existent et c’est ensemble, collectivité et citoyens que nous allons les mettre en œuvre".
… à la stupeur_!
3 jours seulement après cet événement intitulé « OnSyMetTous_», un article de Lyon Capitale, nous apprend que le président de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld, va rencontrer des députés du Rhône pour leur demander de déposer un amendement à la loi_d’orientation des_mobilités_relatif à l’Anneau des Sciences.
Pour rappel, ce projet des années 1990, alors appelé Tronçon Ouest du Périphérique prévoit la construction d’une_autoroute urbaine de 14 km, en partie enterrée, à seulement 6 km de la place Bellecour. A Saint-Genis-Laval, un de ces échangeurs sera situé à 200 mètres du centre hospitalier Lyon Sud et du futur éco-quartier du Vallon des Hôpitaux.
Ce projet est_doublement climaticide_: il contribuera à augmenter les émissions de gaz à effet de serre de la Métropole de Lyon et les émissions de particules fines et autres polluants atmosphériques. En mobilisant un budget près de_3 milliards d’euros, il obérera aussi la réalisation d’aménagements de transport en commun et d’aménagements cyclables que nos concitoyens attendent dans de nombreux secteurs encore trop mal desservis. 3 milliards d’euros c’est l’équivalent de 16 années de financement du SYTRAL.
Sans clarification de David Kimelfeld, le mouvement Climat se retirera du processus de co-élaboration du Plan Climat
Au regard de ces enjeux, le mouvement climat_demande à David Kimelfeld de clarifier, dans les meilleurs délais, sa position concernant le projet de l’Anneau des Sciences et de stopper toutes les études en cours sur ce projet._Pour rappel, début 2019, la Métropole de Lyon a voté une enveloppe de 5,9 millions d’euros_pour «_des études, les sondages géologiques et la mise en place du dispositif de dialogue et de concertation_».
A défaut d’être entendus, les associations et collectifs du mouvement Climat se retireront du processus de co-élaboration du PCAET. Ils ne peuvent, en effet, cautionner un processus visant à inciter le grand public à se mobiliser pour la transition environnementale, alors que dans le même temps, la Métropole de Lyon étudie des projets climaticides qui augmenteront significativement les émissions de gaz à effet de serre, de particules fines et autres polluants atmosphériques !
L’urgence climatique nécessite que la_Métropole sorte de toutes formes d’ambiguïté. Les double discours permanents doivent cesser. (...)
Les signataires : Coalition Climat Rhône, Alternatiba/ANV Rhône, Le Collectif Plein la Vue, La Ville à Vélo, Le Collectif VALVE, DARLY, Lyon Climat – Marches pour le climat, Greenpeace Lyon, L’écoclicot

Une sous-protection de l’enfance organisée par la Métropole

extraits de l'intervention de Corinne Iehl,
membre d'Ensemble!, au nom du groupe des élues GRAM au Conseil métropolitain du 18/03/2019, concernant le rapport proposant un dispositif d’accueil des mineurs isolés par des familles bénévoles en contrepartie d’un prix de journée de 19,40€.


(...) Rien n’est dit concernant les moyens de suivi de ces candidats à la prise en charge des enfants, ni quant à la formation des familles. Une sorte de sous-traitance Low Cost plutôt inquiétante.
Ce rapport soulève bien des questions s’agissant des MNA concernés par ce "dispositif d’accueil et d’accompagnement de mineurs par un tiers". Le "projet pour l'enfant" cité par l’article L221-2-1 du code de l’action sociale et des familles, outil de suivi mis en place par l’administration vise "à garantir son développement physique, psychique, affectif, intellectuel et social. (...) L'élaboration du projet pour l'enfant comprend, en outre, une évaluation médicale et psychologique du mineur afin de détecter les besoins de soins qui doivent être intégrés au document."
Alors nous posons la question : comment penser que ce suivi de l’enfant et des familles accueillantes sera plus efficient que celui, aujourd’hui défaillant, réalisé par l’administration ? En effet, selon les travailleurs sociaux, qui dénoncent le manque de moyens pour une effectivité du suivi des MNA étrangers : lorsqu’ils sont pris en charge dans des dispositifs spécifiques, ces jeunes souffrent d’un encadrement minimum, d’un hébergement inadapté (850 jeunes sont placés dans des hôtels dans des conditions souvent indignes), certains ne sont pas scolarisés, d’autres sont remis à la rue après les avoir fait poursuivre par le parquet et la PAF.
Un récent rapport issu d’une mission d’information réalisée dans le département de l’Isère dresse un bilan très mitigé sur ce dispositif d’accueil par des familles mis en place par le Conseil général (...) Par ailleurs, seuls trois chargés de familles contrôlent les 350 familles.
La mission des assistants familiaux est d’accueillir dans leur foyer des enfants ou adolescents confiés au Département au titre de l’enfance en danger. Or, pour exercer ce métier, il est nécessaire d’obtenir un agrément pour assurer "des conditions d'accueil garantissant la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et des majeurs de moins de 21 ans". Ainsi, la personne doit posséder des aptitudes éducatives et suivre une formation de 300h. Or, les familles d’hébergement des jeunes mineurs étrangers, quant à elles, ne nous semblent pas faire l’objet d’un suivi et d’un contrôle suffisants. (...) Il nous semble qu’une autre solution de type appartement diffus et partagé entre plusieurs MIE et accompagnés par des travailleurs sociaux, formés aux problématiques spécifiques des parcours souvent tragiques de ces jeunes, offrirait une solution plus adaptée, notamment pour permettre à ces jeunes de vivre collectivement et de tisser entre eux des liens de solidarité.
Par ailleurs, le dispositif que vous nous présentez aujourd’hui souffre d’un manque d’informations s’agissant des moyens en personnels et de formation susceptibles de réaliser un véritable suivi et non un ènième effet d’annonce. En outre, nous demandons, que soit réalisé un bilan des ateliers conduits par la métropole avec les associations concernées, un tableau des MNA placés en foyer et accompagnés par rapport au nombre total actuel de jeunes en errance, le nombre de jeunes considérés comme majeurs/nombre de jeunes se présentant à Forum Réfugiés, le rapport entre les aides de l’Etat en prix de journée et nombre de jours et le coût de prise en charge par les familles bénévoles.
Ainsi, les nouvelles mesures annoncées nous inquiètent : ouverture de places à un prix de journée inférieur de 60 à 70% à celui alloué par l’Etat, appel au bénévolat de l’accueil par un tiers familial ou une forme d’institutionnalisation de lieux de répit gérés par des militants et dans des conditions matérielles délétères, une réduction drastique du taux d’encadrement en personnels spécialisés, la poursuite par le prestataire chargé de l’évaluation de la minorité des jeunes d’une politique du soupçon et des entretiens expéditifs, des jeunes laissés à la rue en attendant cette évaluation, des test osseux qui semblent perdurer alors que ces pratiques portent atteinte aux droits des enfants, le fichage des MIE avec la mise en place du fichier biométrique AME qui vise à transformer la protection de l’enfance en politique de contrôle des flux migratoires. Toutes ces mesures ne contribuent pas à l’accueil et au respect de la dignité des enfants tant elles dérogent aux obligations légales et je dirais morales de notre collectivité en termes de protection de l’enfance. Elles signent un manque criant d’humanité. Nous ne voterons pas ce rapport.




rêve général ! VERS UN PRINTEMPS DES GILETS JAUNES, ROUGES, VERTS ?

Notre pays vit un moment inédit avec l'irruption du puissant mouvement populaire des "Gilets Jaunes". Ils ont fait irruption le 17 novembre et depuis ils ne lâchent rien, et le montrent chaque samedi : Acte XII de mobilisation à l'heure où ces lignes sont écrites. Sur les ronds-points comme dans les centres villes les " gens qui ne sont rien" et aux fins de mois difficiles, atomisés jusque là, ont retrouvé le sens de la solidarité, de l'action collective et mis du sens dans leur vie. Cela malgré une répression inouïe (11 morts, plus de 1000 bléssés !). La majorité des Français soutient toujours ce mouvement des GJ malgré le matraquage de dénigrement des médias dominants, mettant en scène les "violences des casseurs". Pour regrettables qu'elles soient, elles sont le reflet des violences antisociales, antiécologiques et antidémocratiques du capitalisme néolibéral qui brisent des vies et détruisent la planète.
Ce mouvement des GJ a déstabilisé Jupiter / Macron l'arrogant et méprisant Président des riches et son gouvernement : ils ont été obligés de reculer –un peu- mais de reculer quand-même sur la taxe carburant. Ce que n'avaient pas permis tant les mobilisations massives précédentes contre la Loi Travail ou la grève des cheminots. Mesurons le chemin parcouru entre le comportement cynique et agressif du "qu'ils viennent me chercher !" en soutien à son "barbouze" préféré Benalla et le comportement "dos rond et profil bas" pour lancer le "Grand débat national", obligé de s'appuyer sur des élus locaux.

PLUS RIEN NE SERA PLUS COMME AVANT
Les GJ ont compris que l'essentiel de leurs revendications n'ont pas été satisfaites (rétablissement de l'ISF, hausse des salaires, démocratie directe...). Ils ont compris que le "Grand débat national" juqu'à fin mars est un leurre : la "lettre de cadrage" de Macron montre que les dés sont pipés. Il écrit par exemple "quels services publics faut-il fermer ?" et c'est lui seul qui décidera des conclusions du "grand débat". Autrement dit : comment changer de style pour mieux continuer la même politique. A l'opposé, lors de leur 1ère "Assemblée des assemblées citoyennes" tenue à Commercy fin janvier, des GJ donnent un bon exemple de ce que peut être un véritable débat democratique pris en charge, sur le terrain, par les premiers concernés.

C'EST LE MOMENT DE LA CONVERGENCE
Les syndicats de lutte CGT, Solidaires, FSU savent aussi que Macron n'a pas renoncé à sa "réforme" des retraites, de l'assurance chômage, de privatisation des services publics. Il n'a pas renoncé à la sélection des étudiants avec "Parcours Sup" ni à satisfaire les lobbies antiécologiques, ni à la loi antimigrants "asile immigration", et il rajoute une loi liberticide qui limite le droit de manifester. Après quelques flottements, ils en appellent à la convergence avec les GJ sur les revendications communes. Cela commence à se concrétiser dans certaines villes comme Toulouse ou Nantes où il y a même un appel commun pour appeler à la grève nationale du 5 février. Notons également comment, par exemple à Lyon où la mobilisation pour le climat est massive, le mouvement pour "changer le système, pas le climat" a tendu la main aux GJ avec un début de convergence. Apparait même maintenant un mouvement des "Gilets roses" des Assistantes maternelles contre la réforme de leur allocation-chômage. La grève nationale du 5 février peut être un moment de cette convergence entre Gilets rouges, jaunes et verts pour un mouvement durable qui bloque l'économie à la fois à l'extérieur des entreprises et à l'intérieur par la grève car c'est la seule voie qui peut faire céder le gouvernement mais aussi le patronat. N'oublions pas que le gouvernement macroniste applique la "feuille de route" du grand patronat qui se refuse à prendre sur ses profits pour augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail et créer des emplois.

LE GOUVERNEMENT JOUE LA TENSION, MAIS UNE NOUVELLE PERIODE S'OUVRE
Macron a beau s'agiter pour rebondir, sa légitimité pour imposer son modèle de société ultralibérale est atteinte. Paradoxalement, malgré son actactère a-politique et a-syndical revendiqué, ce sont bien pour partie des thématiques portées depuis longtemps par la gauche de gauche qui sont en jeu : un autre partage des richesses, une remise en cause du capitalisme, notamment financier, une revendication de démocratie directe. En quelque sorte, la recherche d'un projet de transition vers une société d'émancipation.
Méditons les propos d'Alain Mérieux, grand capitaine d'industrie et figure écoutée de la grande bourgeoisie et du capitalisme lyonnais, soutien de la première heure de Macron en qui il voyait "un vent de fraîcheur". En première page du Progrés de Lyon du 31/01 il lance un "Appel contre la Pauvreté" car " les entreprises peuvent fournir du temps ; de l'argent ; de la compétence et du terrain». Voilà à quoi se limite le projet de société macroniste : "ruissellement" par les plus riches toujours plus riches et "charité" pour les pauvres. L'essentiel, face à la colère et à "l'insurrection" des GJ n'est-il pas qu'elle ne fasse pas "boule de neige" quitte à lâcher un peu pour mieux sauver l'essentiel ?

SOIREE-DEBAT répondre à l'urgence climatique et à la justice sociale : UNE QUESTION POLITIQUE !

Les bonnes questions que posent le mouvement des Gilets Jaunes, notamment sur la justice fiscale, le pouvoir d'achat … et les mauvaises réponses de Macron sur ces points, comme sur la politique climatique avec la grande majorité des Etats de la planète (cf la COP 24), soulignent l'actualité de cette soirée d'échange autour de cette idée :
La bataille pour le climat ET pour la justice sociale ne peut être gagnée que dans le cadre d'une transition écologique et sociale anticapitaliste.
• Cette transition implique de lier étroitement justice sociale et climatique, mouvement citoyen et forces politiques, mobilisation à tous les niveaux, du local au global.
• L'enjeu est de construire un projet -et une force politique pluraliste pour le porter- répondant aux urgences climatiques et sociales dans une perspective d'alternative au productivisme et au capitalisme.
C'est sur ces points que nous débattrons au cours de cette soirée avec …

Christophe AGUITON, militant altermondialiste, membre fondateur d’ATTAC, auteur de nombreux ouvrages sur le mouvement social
Michel BUISSON, commission écologie d’Ensemble!
soirée animée par Laurence BOFFET, élue du 1er ardt de Lyon

mercredi 30 janvier 2019
18h30

Maison des Passages, 44 rue St Georges – 69005 LYON
(métro Vieux Lyon)

Tous Ensemble ! En grève pour une autre politique !


Après des semaines de silence ou de paroles creuses, Macron a compris la puissance du soulèvement populaire. Mais il refuse de s’attaquer aux véritables détenteurs de la richesse pour répondre à la crise sociale et politique.

Annonces Macron : le compte n’y est pas

Le SMIC augmenté de 100 euros ? C’est toujours bon à prendre, mais ce n’est pas une augmentation de salaire ! C’est une prime payée par l’Etat, pas par les patrons. Ce sera donc au détriment des services publics ou par nos impôts : drôle de cadeau.

Les retraité.e.s qui ont moins de 2000 euros n’auront plus la hausse de dizaines d’euros de CSG : très bien, mais les retraites n’augmentent plus depuis des années ! Leur indexation sur la hausse des prix est refusée. Les heures supplémentaires défiscalisées, ce n’est pas une hausse des salaires, c’est encore nos impôts qui financent. De plus, les heures supplémentaires empêchent d’employer les privés d’emplois : Macron n’a rien dit pour les chômeurs ! Pire : il continue de leur faire les poches en imposant près de 4 milliards d’économies à l’UNEDIC. Enfin, Macron continue de favoriser les plus riches en refusant de revenir à l’ISF, privant ainsi de 5 milliards celles et ceux qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois. Quant à l’urgence climatique, elle a disparu de son discours. Alors que plus de 100 0000 personnes ont défilé samedi 8 décembre !

Pas un mot pour les lycéens, les étudiants engagés dans une lutte contre la sélection et la réforme du baccalauréat ! Or le bac Macron aura une valeur différente selon les lycées d’où on vient, et les droits d’inscription sont gravement augmentés pour les étudiant.e.s étrangers. La seule réponse est policière : mettre les lycéen.ne.s à genoux parce que ce gouvernement ne veut pas d’une jeunesse debout.

Les annonces de Macron n’arrêteront pas l’action de celles et ceux qui agissent depuis près d’un mois sur les carrefours et dans la rue. Et qui réclament aussi une vraie démocratie politique. Or, le président n’a rien annoncé à ce sujet alors que, sur les barrages, les exigences de son départ, de la dissolution de l’assemblée, d’un référendum, se sont exprimées.

En grève et dans la rue le 14 décembre

Les annonces Macron montrent néanmoins que le pouvoir peut reculer. C’est la première fois depuis que les jeunes avaient gagné sur le CPE en 2006. C’est la preuve que, par une action déterminée on peut obtenir satisfaction. Mais la mobilisation est encore insuffisante parce que tout le monde ne s’y est pas encore mis, notamment dans les entreprises.

C’est aux gilets jaunes de décider un acte 5 le samedi 15 décembre. Notamment dans des assemblées générales.

Mais, dès ce vendredi 14 décembre, les organisations syndicales appellent à se mobiliser par la grève et dans la rue. Les salarié.e.s, les privé.e.s d’emploi, les lycéen.ne.s et étudiant.e.s, montreront leur force. Ce peut être le début d’une mobilisation générale pour un véritable changement de politique, pour :

- La justice fiscale, et d’abord le rétablissement de l’ISF, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, l’annulation des hausses de la CSG, l’annulation du CICE (40 milliards).

- Une vraie augmentation des salaires, payées par les entreprises : la hausse du SMIC à 1800 euros, et 300 euros d’augmentation des indemnités de chômage, des pensions, des minimas sociaux.

- L’arrêt du démantèlement des services publics de proximité, des fermetures de lignes ferroviaires, le développement de transports publics de qualité, notamment dans les zones rurales et dans les banlieues.

- Une politique écologique qui s’attaque aux principaux responsables de la dégradation environnementale et non aux populations en difficulté.

Le mouvement ENSEMBLE soutient la mobilisation pour ce changement total de politique.

Le gouvernement reste sourd ! Si le pouvoir ne cède pas, ce sera au peuple de trancher. Un référendum sur des mesures sociales est indispensable.