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LA LETTRE d'ENSEMBLE! 69 d'OCTOBRE 2019 (n°28)

MUNICIPALES LYON : ENSEMBLE! S'INSCRIT DANS L'ESPACE POLITIQUE « LYON EN COMMUN »

DECLARATION d'ENSEMBLE! LYON

Ensemble! Lyon se félicite que les composantes politiques lyonnaises se réclamant de la gauche de transformation et de l'écologie politique se retrouvent et se parlent comme cela s'est fait lors d'une rencontre le 26 juin à l'invitation du PCF-Lyon et lors de leur fête le 5 juillet Place Sathonay.

Nous souhaitons entamer un processus de discussion pour vérifier les convergences et les divergences permettant ou non la constitution à Lyon, d'une liste commune aux élections municipales de 2020.
Parce que Gérard Collomb n'est pas l'avenir de Lyon et David Kimelfeld non plus.
Parce que nous partageons une conviction forte : celle de battre l'extrême droite et les droites traditionnelles ou nouvelles ( LR , LREM). Aussi nous voulons rompre avec la majorité Collomb Kimmelfeld et sa politique. C'est pourquoi une alliance avec Collomb Kimmelfeld doit être exclue. En effet, nous ne voulons pas laisser notre ville dans la dérive macroniste « et de droite et de droite ».
Au contraire, Lyon peut prendre un tournant écologiste, social et démocratique, si nous créons une dynamique de rassemblement citoyen résolument ancré à gauche. C'est ce à quoi nous invite le regroupement « Lyon en Commun » qui a ouvert un espace de débats et d'actions communes.
C'est pourquoi nous avons décidé de nous y inscrire.

Un processus de rassemblement gagnant se fera en répondant aux urgences sociales, écologistes et démocratiques. Notamment :
- Garder et rénover des services publics de proximité et non pas les externaliser (service public de l'eau, de la Propreté, mais aussi crèches et modes de garde de la petite enfance …)
- Une ville accueillante et hospitalière envers les sans abris et notamment les migrants-e-s (réfugié-e-s demandeurs d'asile, jeunes majeurs vulnérables, et jeunes mineur-e-s non accompagné-e-s avec droit à la scolarisation, à un logement, à un titre de séjour).
- Nous voulons que notre ville se batte contre le réchauffement climatique et la pollution, ce qui implique une autre politique de transports pour une alternative à « l'anneau des sciences » , une remise en cause des projets « d'urbanisme de tours » et notamment de la Part-Dieu avec maintien des espaces verts et des arbres.
- Contre le « bétonnage » et la spéculation immobilière, nous voulons des logements accessibles à tous avec un encadrement des loyers.
- Promouvoir l’économie sociale et solidaire, vers une économie répondant aux besoins sociaux et écologiques. Une économie en rupture avec la conception d’une Ville et d'une Métropole « compétitives » au service des « décideurs » des grands groupes du CAC 40.
- Une ville qui se positionne contre toutes les discriminations, pour les droits de femmes et des LGBTI.
- Une ville qui développe la participation citoyenne : budgets participatifs, construction de projets d'aménagement avec les habitants, les associations et les partenaires concernés. Accès gratuit à des salles de réunions.
- Faire de Lyon la Ville-Phare d'une solidarité internationale multiforme.
Voilà ce que nous mettons dans le « pot commun » de la discussion

Lyon le 22/08/2019
Ensemble! Lyon
Laurence Boffet (Conseillère 1er arrondissement ), Armand Creus (Equipe d'Animation Lyon), Gilbert Dumas (Equipe d'Animation Lyon), Corinne Iehl (Conseillère métropolitaine).

Campagne citoyenne pour que l’eau de la Métropole de Lyon soit un bien public, pas une simple marchandise

Alors que la question du futur mode de gestion de l'eau potable, suite à la fin de l'actuelle Délégation de Service Public confiée à VEOLIA prévue fin 2022, est d'ores et déjà en débat à la Métropole de Lyon, le Collectif Eau Bien Commun Lyon - Métropole engage une campagne dès cette rentrée. A cette fin, il a demandé une rencontre avec le Président de la Métropole, a écrit à tous les Groupes politiques de la Métropole et rencontré ceux qui souhaitent s'engager dès maintenant sur cette question (groupes EELV, Communiste PG et républicain, GRAM, Socialistes et apparentés).
Rejoint par d'assez nombreuses associations, des organisations syndicales du logement (CNL, CSF) ou des salariés (UD CGT et Solidaires) et la plupart des organisations politiques de gauche et écologistes (EELV, Ensemble!, France Insoumise Métropole, Génération.s, Lyon en Commun, PCF), le collectif lance notamment la pétition ci-contre.

PETITION ADRESSEE A M. LE PRESIDENT DE LA METROPOLE DE LYON

L’eau est un bien commun indispensable à la vie.
L’eau ne peut être une marchandise, soumise aux intérêts privés d’une grande entreprise qui l’utilise comme source de profits (Veolia).
Ce bien commun qui arrive à notre robinet répond aux besoins du quotidien, permet aux plantes, aux arbres de pousser, alimente la biodiversité, dépend des effets du changement climatique.
La Métropole, les associations, les usagers, les citoyens, les acteurs économiques (agriculteurs, industriels, commerçants…) sont responsables de cette ressource vitale.

En tant qu’habitant, usager de l’eau de la Métropole de Lyon, je demande que chaque euro que je paie serve à :
• Economiser cette précieuse ressource
• Préserver les cours d’eau et nappes souterraines, empêcher les pollutions, protéger les espaces eau / biodiversité (zones humides, trames vertes et bleues …)
• Garantir un accès gratuit aux premiers m3 indispensables pour vivre, mettre en place une tarification progressive des petits aux gros consommateurs privés
Revenir à une régie publique, pour la production et la distribution de l’eau potable, en lien avec l’assainissement qui est déjà en régie publique
Pour permettre qu'un large débat citoyen s'engage sur ces questions, je demande qu'aucune décision hâtive engageant l'avenir sur la gestion de l'eau ne soit prise à la Métropole avant les échéances électorales de 2020.

à l'initiative du collectif Eau Bien Commun Lyon-Métropole, c/o Maison des Passages, 44 rue St Georges, 69005 LYON eaubiencommunlyon@protonmail.com
lien pour signer : http://chng.it/6YxJ4RF7

Manif Climat du 21 septembre : Les collectifs d’habitant·es ensemble pour dénoncer le Green Washing de Collomb !

L’inter-collectifs regroupant 6 collectifs de quartier (1) a participé à la manifestation sur le climat avec une banderole pour une ville co-construite par et pour ses habitant·es et un tract « ensemble pour le climat concrètement dans notre ville » avec plus d’une trentaine de manifestant·es. La volonté de l’inter collectifs était de dénoncer une conception de l’urbanisme qui accentue l’exclusion des couches populaires par la destruction d’anciens quartiers populaires, où les vieux immeubles sont remplaces par des immeubles plus chers et inaccessibles ; cela était illustré par des slogans tels que : "HABITAT POPULAIRE OUI ! SPECULATION FONCIERE NON !"

L’inter-collectifs voulait aussi dénoncer le « green washing » de la politique de la majorité Collomb (2) qui bétonne le centre ville, coupe des arbres supprime des espaces verts, mais placarde sur les panneaux Decaux (le service de « com » a les moyens…) une communication, elle, toute verte. Comme l’exprimaient les mots d’ordre des manifestant·es en réclamant :
"DU VEGETAL PAS DU MINERAL ! DES ESPACES VERTS ! PAS DES TOURS EN VERRE !"
L’inter-collectifs voulait aussi poser la question de la concertation en dénonçant la politique de communication de la Métropole, qui organisait des réunions dites de concertation qui n’était en fait que de la « com » avec power point et brochures sur papier glacé afin, au final, imposer un projet non discuté par les habitants. Cette critique de la communication avait déjà été posée par l’inter-collectifs dès le mois de mai dans un communiqué public au moment du vote du PLUH par la Métropole en mai dernier (3).

« UNE COMMUNICATION EN VERT, MAIS UN URBANISME DE BETON ET DE VERRE »
dit le tract de l’inter-collectifs (4) qui développe des propositions sur un autre urbanisme, qui soit plus vert et plus social. Ce tract reprend d’ailleurs beaucoup des propositions du communiqué de mai 2019 et constitue une base de réflexion politique pour une politique municipale alternative. Il est probable que l’intercollectifs se manifestera de façon plus concrète dans les mois prochains au moment des municipales, car la fabrique d’une autre ville se construit au quotidien dans les luttes de quartier ; et elle ne peut se faire sans une tension constructive entre élu·es, Etat, salarié·es et habitant·es d’un quartier. Cette intervention et cette coordination des collectifs de quartier est une chance pour le débat démocratique inventant "la ville que nous voulons".

Gilbert Dumas
(1) Association de Défense du Quartier de Bissardon (Caluire), Collectif Ballanche (Lyon 3°), Collectif Habitons Mazagran (Lyon 7°), Collectif Part-Dieu (Lyon 3°), Fabrique de la ville (Croix-Rousse), Les pentes contre Bouygues (pentes de la Croix-Rousse)
(2) Rappelons que la majorité Collomb a été soutenue pour les deux derniers mandats par la quasi-totalité de la gauche, dont les Verts !
(3) Voir la lettre d’Ensemble n° 27 de juin 2019 page 6
(4) Voir le tract sur les sites des différents collectifs

LA PART-DIEU ET LA CANICULE - Communiqué du collectif Part-Dieu le 28/06/2019

L’urbanisme avec des immeubles en verre béton sur des sols minéralisés renforce les ilots de chaleur.

La canicule qui sévit sur le pays et à Lyon notamment, devrait faire réfléchir les élus de la Métropole sur la pertinence du projet Part-Dieu. Cette première canicule de l’été, qui est la plus forte connue jusqu’à ce jour à Lyon, amène tous les spécialistes du climat à dire que la seule solution pour diminuer le réchauffement des villes, est de planter des arbres, de rompre avec la minéralisation avec des espaces verts de pleine terre, et de diminuer la circulation automobile.
Pourtant, le projet Part-Dieu est à l’inverse de ces préconisations, et les concepteurs du projet persistent dans une conception urbaine qui renforcera les effets de chaleur, notamment au moment des canicules.

La suppression de deux espaces verts au sol augmentera fortement les températures.

Au lieu de maintenir des espaces verts en pleine terre, la SPL Part-Dieu :
 supprime l’espace vert devant FR3 pour y percer la rue Bouchut
 supprime l’espace vert des Cuirassiers où sont prévus des immeubles de 55 m de hauteur. ( voir PLUH)
 rabote le futur espace vert prévu de la Place des Martyrs de la Résistance pour y faire une cour de récréation, puisque la Métropole a choisi d‘agrandir l’Ecole Jouhaux déjà saturée à 23 classes au lieu de faire une nouvelle école au cœur de la Part-Dieu
Or, l’absence de pelouses et d’arbres diminue l’évapotranspiration, l’absorption du gaz carbonique et le dégagement d’humidité, ce qui va accentuer la chaleur. De plus, la densification des bureaux en béton et en verre, et les dalles granitiques entourées de goudron au sol, augmentent les ilots de chaleur. Et, en y ajoutant les effets de la climatisation qui rejette l’air chaud
à l’extérieur, la chaleur sera insupportable en été et à la fin du printemps
Les températures aux abords directs de la Part-Dieu pourront atteindre plus de 42 °à l’ombre en cas de fortes chaleurs.

La croissance du trafic automobile augmentera la pollution atmosphérique.

L’air sera irrespirable et fortement pollué par l’augmentation du trafic des automobiles et cette pollution sera amplifiée pendant les périodes de canicule. Le percement de la rue Bouchut jusqu’à la gare qui serait, selon les concepteurs « une liaison fondamentale, très lisible et directe entre la gare de Lyon Part-Dieu et les berges du Rhône. » sera en réalité le seul axe est-ouest pour rejoindre la rue Servient. Cela entrainera une forte augmentation de la circulation sur les rues Bouchut, Mazenod, Philip (circulation multipliée par 6 selon les schémas de la SPL Part-Dieu en annexe), voire Créqui pour rejoindre la rue Servient, et davantage de pollution et d'émissions de gaz à effets de serre
Le Surdimensionnement des parkings pour voitures
Si l’ancien l'ancien parking du Centre Commercial de 3000 places était sous utilisé, le nouveau sera de 2000 places. Le parking de la gare sous la place Béraudier sera de 1132 places. De plus, EFFIA va construire un parking de 721 places côté Villette pour des véhicules loués; ce qui est curieux pour une ville qui veut privilégier les transports en commun !!!
Il n’y a donc pas de réduction du nombre de voitures puisque le nombre de places de parking augmente ; c’est en fait une véritable incitation à davantage utiliser la voiture. Un tel surdimensionnement est en contradiction avec l'objectif affiché dans le Plan des Déplacements Urbains de modérer l’usage de la voiture.

IL EST ENCORE TEMPS DE REORIENTER LE PROJET AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD !


 On peut encore sauver des espaces verts ! Le terrain des Cuirassiers appartient à la Métropole tout comme l’espace devant FR3. Il est encore temps pour les élu-e-s d’en faire un espace vert. Il suffit de le voter ! Il est irresponsable de supprimer ces espaces verts.
 On peut stopper le projet de prolongation de la rue Bouchut qui sera une artère Est –ouest génératrice de pollution
Il est encore temps de ne pas prolonger la rue Bouchut, qui aura une forte densité de voitures et augmentera la pollution et la chaleur. II suffit de faire une trémie sur Vivier-Merle et de maintenir une sortie des véhicules sous la Part-Dieu, rue Servient, comme pourront le faire les voitures sortant du parking Béraudier. Et ainsi, on pourra maintenir un espace vert au centre de
la Part-Dieu en face de la bibliothèque permettant ombre et fraicheur par évapotranspiration et absorption de gaz carboniques.
 On peut encore diminuer les constructions d’immeubles de bureaux pour aérer la Part Dieu et éviter l’effet de réverbération sur l’espace devant FR3 et dans les projets de la tranche suivante (après 2022) autour de la cité administrative et près de la Métropole.
Tout cela dépend du vote des élu-e-s de la Métropole !!!
Il ne suffit pas de communiquer sur la verdure il faut des actes ! Avec les futures canicules annoncées, supprimer des espaces verts et renforcer la densification d’immeubles et de tours est, sur le plan écologique, irresponsable. Le collectif PartDieu saura rappeler les votes et engagements des élu-e-s au moment des Municipales.

Pour le Collectif Part-Dieu, le 27 juin 2019

EUROPEENNES : NI RIRE NI PLEURER, (ESSAYER DE) COMPRENDRE…

Même s’il arrive en deuxième position, Macron a gagné son pari. Nous refaisant le coup du second tour des présidentielles, il a réussi à apparaitre comme la seule alternative crédible à l’extrême droite. Leurs scores sont à peu de choses près identiques. Ce faisant, il installe LaREM comme le grand parti de la droite néo-libérale. Macron a su « résister » à la fois à la colère des Gilets Jaunes et à l’offensive Le Pen. Il a réussi à marginaliser (et de quelle manière !) la droite « classique ». Les sondages disent que nombre de fillonistes ont préféré « En Marche ». Une partie de son électorat a certainement aussi été effrayée par un Bellamy si proche de « la manif pour tous » (contre l’avortement, contre la PMA, pour le maintien des « soins » à Vincent Lambert…).

Le RN fait figure de vainqueur. On peut se rassurer à peu de frais en disant que son pourcentage de voix est inférieur à celui des dernières européennes, il n’en reste pas moins qu’il a gagné plus d’un million de voix et s’installe comme force stable incontournable sur l’échiquier politique national, ce qui ne lasse pas d’inquiéter. Le pire étant qu’il a probablement capitalisé sur un vote « anti nantis », alors que son programme n’a rien de « social » : refus du SMIC, refus de « faire payer les riches », etc. Il a su surfer sur le ras le bol des mesures libérales… tout en étant fermement défenseur de cette économie libérale ! De cela, il nous faudra désormais convaincre plus que jamais.

Avec plus de 13%, les Verts d’EELV créent la surprise. Ils ont été en prise avec « l’air du temps » qui voit (fort justement) croître l’inquiétude sur l’avenir de la planète tant le dérèglement climatique, la disparition des espèces, l’invasion des plastiques et autres joyeusetés de notre quotidien grandit. Les jeunes en particulier se sont tournés vers eux. Et cela se comprend. Il reste néanmoins que leur succès pose un certain nombre de questions. D’abord en se rappelant que derrière Cohn-Bendit, ils ont déjà réalisé un score plus important : qu’en ont-ils fait, sinon l’occasion de luttes intestines mortifères ? Mais plus généralement, derrière leur importante progression se cache une question incontournable : quelle sera leur position face au capitalisme ? Jadot a déjà fait savoir qu’il « n’était pas contre » ! On peut légitimement craindre de les voir soutenir un illusoire capitalisme vert, comme si le but premier du capitalisme n’était pas la recherche du profit maximum, quitte à ruiner la planète ! De plus, on ne peut que s’étonner de la maigreur (pour le moins !) de la part sociale de leur programme.
Reste la gauche : « Waterloo morne plaine » ! On ne peut certes pas s’étonner d’avoir vu se concrétiser la catastrophe annoncée (et dénoncée, par nous notamment, depuis des mois). A gauche d’un PS dévalorisé (à 6%, on mesure la déception, la colère, produites par le quinquennat Hollande !), on retrouve au mieux 13% si on ajoute les votes FI, Génération.s, PCF et LO. De ce côté-ci, la surprise vient de l’écrasante défaite de la France Insoumise. Ravalé au même rang que le PS, Mélenchon se retrouve à son tour en « capitaine de pédalo ». C’est là sans conteste la rançon d’une politique sectaire (pour l’unité, adhérer à FI !), d’une attitude méprisante contre « la tambouille » des discussions avec des partenaires à gauche, l’arrogance de la certitude d’avoir raison tout seul. Mais aussi de certaines dérives politiques, le flirt avec un certain nationalisme (qui de glissement en glissement a pu conduire sous sa forme extrême Andrea Kotarac, élu FI à la Région, à appeler à voter RN), le rejet de la notion même de « gauche » préférant une fumeuse opposition « peuple contre élites » (tout comme le RN !) aux clivages de classe.

Une gauche de gauche est donc à reconstruire. Il faudra qu’apparaisse enfin à gauche un pôle offrant une alternative au « bipartisme » LaREM/RN que les deux voudraient nous imposer. Il faudra que (re) prenne vie des discussions entre formations de la gauche anti-libérale pour arriver à une unité crédible où les égos et autres patriotismes de chapelle auront disparu. Mais la question de l’unité de la « gauche de gauche », pour nécessaire qu’elle soit, ne suffit pas. L’urgence première, contre la rengaine néo-libérale proclamant qu’« il n’y a pas d’alternative », est de faire apparaître et concrétiser un nouveau projet de société qui soit, justement, alternatif à la construction du monde libéral qu’on nous impose ; un projet de long terme qui porte une perspective d’émancipation pour ce siècle, une nouvelle utopie. Pour sa part, Ensemble! est prêt à y travailler.