Non à Green-Béton-City-Business !


Pour un Quartier à vivre à la Part-Dieu !
Rassemblement Samedi 9 Juin
10h30-12h30
Angle rue Bouchut & rue du lac
en face de la bibliothèque

CONTRE LE THATCHER FRANçAIS, "There Is No Alternative" : SE RASSEMBLER ET AGIR !

La journée du 22 mars 2018 aura peut-être (restons prudents !) marqué le début d’un tournant dans la lutte sociale. D’abord parce qu’elle aura rassemblé dans la rue et/ou la grève les fonctionnaires, les hospitalier-es, les cheminot-es, les EHPAD, des salarié-es du privé et des usager-es des différents services publics. Et nombre d’étudiant-es dans beaucoup de villes. Et ceci à l’appel de la plupart des syndicats, dans une relative unité qu’il faut saluer.
Une journée qui aura des suites
Un sondage BFM-Elabe montre que 74% des sondé-es estiment que le gouvernement mène une politique "injuste", et 77% qu’il "ne rassemble pas" les Français-es. L’effet Macron "président des riches" est donc profond.
Le ministère de l’intérieur estime quant à lui que les cortèges de manifestant-es ont été 50% plus fournis que le 10 octobre 2017. Cette grande mobilisation traduit une forte détermination dans tous les secteurs concernés par la néo-libéralisation sauce Macron.
Les cortèges étudiants furent souvent importants (Le Havre, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nice, Nîmes, Poitiers…). Et la répression en cours (par les forces "de l’ordre" et leurs supplétifs d’extrême-droite comme à Montpellier) n’entamera pas la détermination des grévistes, bien au contraire !
Des organisations syndicales (CGT, SUD) ont d’ores et déjà appelé à des suites. Les cheminot-es ont fixé leur calendrier. Des appels à la grève ont vu le jour aux finances, à Air France, chez les éboueurs...

Ne laissons pas Macron être le Thatcher français !
L’unité syndicale est un facteur indispensable à la mobilisation et correspond à une attente très forte. Elle est aujourd’hui particulièrement forte chez les cheminot-es dont l’intersyndicale a proposé une plate-forme commune ("C’est quoi ce travail ?") face au projet du gouvernement.
Et l’on sent bien monter de partout la nécessité de construire un rapport de force. Partout, les militant-es et citoyen-nes mobilisé-es veulent construire l’unité d’action pour faire reculer Macron et sa clique.
Les syndicats sont conscients que la bataille de l’opinion publique sera décisive. D’autant plus que la contre-offensive du gouvernement aura lieu, elle aussi ! Macron veut gagner cette confrontation pour poursuivre son offensive tous azimuts contre tous les droits sociaux, tous les statuts, toutes les conquêtes sociales acquises de haute lutte.

L’Unité est aussi une nécessité pour la gauche anti-libérale !
L’action unie des forces de gauche anti-libérales peut créer un environnement politique favorable. L’accord sur une déclaration commune signée par 12 organisations devra encore se consolider, dépasser la simple addition des sigles, s’enraciner sur tout le territoire, sous les formes (entre autres) d’assemblées citoyennes, de mobilisation des usager-es, de meetings.
Ensemble! propose aux forces de la gauche antilibérale de se rassembler et d’agir : organisons partout des assemblées de débats et d’action, réunissant grévistes, usager-es et plus largement toutes les victimes de la politique macronienne : TOUS ET TOUTES ENSEMBLE !

SOIREE-DEBAT : UN MONDE SANS FRONTIERES ET SOLIDAIRE EST POSSIBLE ! ...

• Face aux politiques migratoires de plus en plus fermées en France et en Europe,
• Alors que les réseaux de solidarité, à Lyon comme ailleurs, sont sur la brèche en permanence aux côtés des migrant.es et réfugié.es,
• Alors que les conditions d’accueil sont de plus en plus difficiles,
• Alors que les discours xénophobes gagnent du terrain,
• Alors que les fantasmes sur "l'appel d'air" sont propagés par les argumentaires officiels,

ENSEMBLE! 69 PROPOSE UNE SOIREE POUR PRENDRE DU RECUL ET REFLECHIR ENSEMBLE :

UN MONDE SANS FRONTIERES ET SOLIDAIRE EST POSSIBLE ! ...
• avec une autre politique européenne d'accueil de tous les migrant.es (pas de tri)
• avec la construction d'autres relations entre les peuples, pour la paix, pour le climat, etc
• avec la construction d'une alternative globale au néo-libéralisme

intervenants :
• Gus MASSIAH, militant altermondialiste, membre du Conseil scientifique d’ATTAC et du Conseil international du Forum Social Mondial
• Jean-François PELLISSIER, co-porte parole national d’ENSEMBLE!

Mercredi 14 février
19 h
 Maison des Passages, 44 rue Saint Georges, Lyon 5°
 (métro Vieux Lyon)

un communiqué des élu-es LCS du 1er arrondissement de Lyon : Sauvons les emplois aidés !

A l’heure où les formes traditionnelles de l’emploi, du salariat, de la solidarité nationale sont bouleversées, le devoir des responsables politiques est d’encourager les pistes d’avenir tout en garantissant aux individus épanouissement, protection et perspectives d’émancipation.
Nous voulons une société qui accepte et encourage les activités non lucratives, au service de l’intérêt général, qui contribuent à « faire société » : les métiers de l’économie sociale et solidaire, de la transition écologique, de la culture, de l’action sociale, de la santé, de l’aide aux personnes âgées, de l’encadrement éducatif et périscolaire, de l’accès au sport, etc.
Ces pans importants de notre économie sont de plus en plus plébiscités par les habitant.e.s, soucieux de la préservation de la planète, de la prise en compte de l’Autre, et du sens donné au parcours d’une vie.
Les « emplois aidés » sont, de fait, un outil essentiel à la réalisation de ces activités. Ils améliorent immédiatement les conditions de vie de leurs bénéficiaires : en leur distribuant du pouvoir d’achat et des droits sociaux, en leur permettant d’acquérir des savoirs-faire professionnels, en leur proposant une voie d’entrée et de formation à certains métiers, en leur redonnant un sentiment d’utilité et d’appartenance à la société, en brisant momentanément le cercle vicieux du chômage et de l’exclusion.
Ils ont aussi un impact positif incontestable pour les structures accueillantes (équipes étoffées et proposition d’activités supplémentaires).
De nombreux acteurs du 1er utilisent ce dispositif, acteurs déjà durement éprouvé par la sortie de notre territoire du périmètre « politique de la ville » et l’arrêt des contrats CUCS en 2016. La fin des « emplois aidés » condamnerait plusieurs d’entre eux, asséchant durablement notre fragile écosystème, aux dépens de l’offre éducative, sociale, culturelle, sportive, etc, de notre arrondissement.

Envisager la disparition pure et simple des « emplois aidés », et donc la catastrophique destruction de ces secteurs, est un non-sens total. Appliquée en l’état, la mesure serait le plus grand plan social de ces dernières années à l’échelle du pays.
Les élu.e.s du 1er arrondissement appellent le gouvernement à prendre conscience de son erreur et à revenir sur sa décision, tout en étudiant une solution de remplacement pérenne à ces statuts précaires au bénéfice de tous.
Quelques chiffres :
Dans le 1er arrondissement, sur un échantillon représentatif de 10 associations du champ de l’économie sociale et solidaire et de la culture, 16 postes indispensables au fonctionnement de leur structure sont en péril.
• 76% des structures interrogées par le SYNAVI (Syndicat National des Arts Vivants) indiquent que leur projet est mis en péril par la disparition des contrats aidés
• 74 % des bénéficiaires de contrat aidé considère que le dispositif leur a permis de se sentir utile et de reprendre confiance (source : DGEFP)
• 79 % des contrats aidés ont bénéficié à des jeunes peu ou pas diplômés
• 2,4 milliards d’euros : la facture globale des contrats aidés en 2017 s’élève à 2,4 milliards d’euros (source : DGEFP)
• 22,7 milliards d’euros : le coût du CICE pour les finances publiques en 2017 (source: DGEFP)
Lyon, le 15 septembre 2017
Les élu.e.s Lyon Citoyenne et Solidaire du 1er arrondissement de Lyon

C'est tous ensemble qu'il faut y aller !

La « guerre de classe » est lancée ! Evidemment, ce n’est qu’un jeu de mot car nous savons bien qu’elle n’a jamais cessé ! Mais enfin, nous assistons aujourd’hui à une offensive sans précédent de l’ultra libéralisme, menée tambour battant par le jupitérien Macron. Pas un jour sans l’annonce d’une nouvelle attaque contre les acquis du mouvement social depuis des décennies ! Destruction du code travail, diminution des APL, allègement de l’ISF dont les actionnaires seront dorénavant exemptés, la liste n’est pas limitative… Cela s’appuie sur l’utilisation des mesures les plus antidémocratiques (ordonnances) permises par la Constitution. Des député-e-s, dans un Parlement élu par moins de 50 % des électeurs (et encore : beaucoup ont voté contre Le Pen et non pour Macron !), ne peuvent pas s’octroyer le droit anti-démocratique de changer, pour plaire à Jupiter, les conditions de vie quotidienne pour la quasi-totalité de la population.

Ces attaques constituent le cœur du projet macronien d’une Europe ultra libérale économiquement. Cela nécessite la mise à bas des conquêtes ouvrières depuis des sizaines d'années de lutte (1936 et le Front Populaire, 1945 et le Programme du Conseil National de la Résistance…) et la mise au pas des syndicats ouvriers. La décision emblématique de cette offensive souhaitée et soutenue par le MEDEF est la « réforme » (en novlangue macronienne, ce mot signifie « destruction ») du code du travail.
Concrètement, que trouve-t-on dans ces ordonnances ? C’est assez simple : une suite favorable donnée à presque toutes les vieilles revendications du MEDEF, remettant en cause les grandes conquêtes sociales qui structurent aujourd’hui le droit du travail français :
- La facilitation des licenciements (car il faudra quand même qu’on nous explique en quoi faciliter les licenciements fera reculer le chômage !).
- Le bouleversement de la « hiérarchie des normes », au profit de la déréglementation. C’est-à-dire la primauté de l’individuel sur le collectif, les patrons ayant compris depuis longtemps que l’union des travailleurs faisait leur force ! On ne discutera donc plus par branche, mais par entreprise (là où le travailleur, notamment dans les PME, est le plus isolé face à son patron !)
- L’affaiblissement du rôle des syndicats et des institutions représentatives du personnel

Le gouvernement, bien relayé par la plupart des médias, joue de la confusion et de la complexité entretenue de ses « réformes » : une campagne d’explications pratiques s’impose pour élargir et consolider le rejet qui s’exprime parmi nous, "ignares et fainéants" que nous sommes. C’est à l’heure présente une des tâches à laquelle il faut nous atteler !
Face à cette offensive, la résistance (déjà amorcée contre la loi El Khomri sous le gouvernement Valls) se met en place. Les 12 et 21 septembre, à l’appel notamment de la CGT et de Solidaires (et de nombreuses UD FO malgré la défection de leur centrale…) des manifestations nombreuses se sont tenues. Le 23, c’est la France Insoumise (rejointe dans la rue par d’autres organisations, dont Ensemble!) qui a regroupé des dizaines de milliers de personnes. Au moment où nous écrivons, les routiers entrent dans la danse et la Fonction publique a programmé une journée de lutte en octobre…
La bataille ne fait donc que commencer. Nul doute qu’elle sera longue et difficile, mais la victoire est possible. Elle est possible à condition que nous réunissions les conditions de l’unité, contre ce gouvernement et sa politique. Unité du mouvement syndical. Unité du mouvement social derrière toutes ses associations. Et unité évidemment du mouvement politique de la vraie gauche, dont nul ne peut prétendre être le seul porte-parole : FI, PCF, Ensemble!, « Hamonistes » et gauche du PS, NPA, non encarté-es, nous ne serons jamais trop. C’est toutes et tous ensemble qu’il faut y aller.
Gilles Lemée