TRACT du COLLECTIF PART-DIEU à l'occasion des mobilisations climat

A l'occasion de la mobilisation sur le réchauffement climatique du samedi 13 octobre, le Collectif Part-Dieu, qu'Ensemble! 69 soutient, a diffusé ce tract faisant le lien ente le réchauffement climatique et l’aménagement urbain de la Part-Dieu.

Projet Part-Dieu : un projet qui contribue au réchauffement climatique !
La pierre et le béton [omniprésents en ville] absorbent la chaleur le jour et la restituent la nuit, explique Anne Lombès, médecin spécialiste du métabolisme interrogée par L'Express. Conséquence : "en ville, la température est élevée toute la journée et ne baisse pas autant qu'elle le devrait la nuit, les corps n'ont pas le temps de récupérer", précise-t-elle. Le jour, la hauteur de certains immeubles qui forment des "canyons urbains", où la chaleur s'accumule et forme les fameux îlots de chaleur urbains, accentuent encore la chaleur. Si un premier jour de canicule en ville est donc supportable, ceux qui suivent le sont de moins en moins. (Express du 22 juin 2017)

L’effet de réverbération favorise les ilots de chaleur

Le mégalomane projet Part-Dieu voulu par Gérard Collomb va contribuer au réchauffement climatique par sa densification et la « bétonisation » excessive de tous les espaces disponibles. La suppression de plusieurs espaces verts de pleine terre (environ 15 000 m² en tout) va aggraver ce phénomène. En effet, la réduction des pelouses et des arbres est une bien mauvais nouvelle en ces temps de réchauffement climatique : l’air sera irrespirable l’été dans ce quartier.

Un projet qui augmente la pollution atmosphérique par l’augmentation du trafic automobile

• Par le Surdimensionnement des parkings pour voitures
Alors que l'ancien parking du Centre Commercial était très sous utilisé, construire à nouveau 2 200 places pour le nouveau parking du centre commercial, plus 700 places sous la place Béraudier, et 623 places côté Villette, est une véritables incitation à davantage utiliser nos voitures. Un tel surdimensionnement est en contradiction avec l'objectif affiché dans le Plan des Déplacements Urbains (PDU) de modérer l’usage de la voiture.

• Par le percement de la rue Bouchut jusqu’à la gare qui entrainera une forte augmentation de la circulation sur toute sa longueur et dans les quartiers voisins, et davantage de pollution et d'émissions de gaz à effets de serre.
C'est ce qui ressort du schéma de circulation figurant dans les 3 enquêtes publiques depuis 2015

• Par la suppression du site propre de bus sous l’avenue Pompidou qui conduit à une perte d'efficacité et d'attractivité de la ligne C9, dont le parcours est rallongé et la vitesse ralentie.
La suppression du site propre de bus va à l’inverse des préconisations du PDU qui suggèrent aux entreprises et collectivités locales « d’encourager leur personnel à utiliser les transports en commun »


L’aménagement de la gare ne correspond pas aux besoins ferroviaires

Avec seulement une voie en plus, cet aménagement est insuffisant. La gare ne va être deux fois plus grande comme cela est répété. Sans doute l’espace piétons sur 2 étages double avec des galeries commerciales, mais ce qui serait prioritaire dans cet aménagement, serait de réaliser des quais supplémentaires pour accueillir les actuels salariés de la Part-Dieu dont certains prennent le TER, sans compter une partie des futurs 40 000 salariés supplémentaires à l’horizon 2025. Il faudrait au moins aménager 3 voies supplémentaires avec un sillon ferroviaire à partir de la Manufacture des tabacs.

Un projet qui n’est pas un quartier à vivre
La Métropole a choisi d’agrandir l’école Jouhaux déjà saturée et qui va passer à 22 classes plutôt que de créer une école en plein cœur de la Part-Dieu. Et comme il n’y a pas assez d’espace de récréation, on va prendre une partie de l’espace de la place des Martyrs de la Résistance, alors qu’il était prévu d’en faire un square vert.
Aucun autre équipement public n’est prévu (Aucun établissement scolaire, équipement culturel, social, sportif ou établissement de santé...)

La surdensification tertiaire au détriment de logements abordables
Le projet envisage de passer de 550 000 m2 de bureaux et commerces à 1 700 000 m2.Cela ne laisse pas beaucoup de place pour les logements…
Et les programmes immobiliers de logements sur la ZAC Part-Dieu sur l’espace DESAIX concernent essentiellement les populations fortunées, où les immeubles Bouygues ont un prix au m2 oscillant entre 5 500 €/m2 et 6500 €/m2 pendant que l’on exproprie les locataires et les copropriétaires actuels de l’espace Milan.

Il est encore possible de revenir sur certaines décisions afin de permettre :

• Des espaces verts de pleine terre pour rendre la ville plus agréable et limiter les surchauffes estivales
• Des murs et des toitures végétalisés
• La réduction réelle de la part de l'automobile
• Plus de transports en commun en site propre
• Une école publique au cœur de la ZAC Part-Dieu
• Un véritable aménagement de la gare avec 2 voies supplémentaires nécessaires et des services minimums gratuits
• Plus de logements, (notamment des logements sociaux) avec 30% de bureaux en moins

Ensemble essayons de corriger le projet Part-Dieu pour le rendre plus écologique et plus social !

Pour plus de renseignements : collectifpartdieu@gmail.com
Suivez nous sur Facebook : Part-Dieu le Collectif

GERARD COLLOMB « SUPERMETROPOLE'MAN » ... LE RETOUR !

Il quitte le navire macroniste en difficulté. Pour des désaccords politiques de fond ? Pas du tout : c'est parce que Macron « manque d'humilité »... et Gégé en matière « d’humilité »... il connaît puisqu’il vient pour « rassembler, apaiser et faire gagner » SA ville ... !
Pourquoi : y a un problème ? Il semble que oui selon le sondage récent de Lyon Capitale qui indique que la liste de Collomb serait minoritaire face à l'ensemble des listes de gauche.
NE NOUS Y TROMPONS PAS
Gérard Collomb approuve la politique « et de droite et de droite » du gouvernement ultralibéral Macron-Philippe auquel il a participé à un poste clé. Il a défendu toutes les lois antisociales qui mettent en grande difficulté les collectivités locales, détruisent les Services Publics et des droits sociaux essentiels. Il est l'auteur de la loi « asile-immigration » qui se situe sur le terrain de la droite extrême en reprenant le mythe de « l'invasion », fait des migrants des « boucs émissaires » qu'il faut diviser entre « bons migrants réfugiés » à accueillir et « mauvais migrants économiques » à rejeter. Cette politique attise les peurs et donne des ailes à l'extrême-droite identitaire qui possède une forte « base arrière » dans le Vieux Lyon. Celle-ci fait des opérations nationales contre les migrants (avec une grande complaisance des autorités publiques), comme ce 5 octobre en occupant le siège de SOS Méditerranée à Marseille pour exiger la fin des opérations de sauvetage humanitaire de l'Aquarius.
GERARD COLLOMB N'EST PAS L'AVENIR POUR LYON
La politique qu'il a mise en œuvre tant à la Ville de Lyon qu'à la Métropole s'inscrit dans cette politique nationale libérale « macroniste ». Gérard Collomb l'a mise en avant pour assurer la promotion et la victoire du candidat Macron mettant à sa disposition tous ses « réseaux d'influence » lyonnais dont des réseaux de grands patrons. Maintenant que Macron est président des riches et que le « rouleau compresseur » antisocial est lancé dans tout le pays, ces mêmes grands patrons disent à Gérard Collomb « merci, maintenant il faut du sang neuf et jeune … prends ta retraite ». Après la politique du « libéral socialiste » Gérard Collomb style « gant de fer », voyant que la politique ouvertement libérale du « macronisme » risque de soulever des tempêtes de réactions sociales et citoyennes, le grand patronat et les « décideurs » locaux préféreraient un « libéral socialiste » style « gant de velours ». Le Président de la Métropole adoubé par Collomb, David Kimelfeld, ne s'est-il pas exprimé immédiatement pour dire qu'il pilotait toujours le paquebot Métropole de Lyon ?
UNE SOIF DE « POUVOIR PRESIDENTIEL » DE DINGUE ...
Macron-Jupiter se croit investi d'une mission : imposer un nouveau modèle de société libérale fondée sur la concurrence libre en France et en Europe. Fondé aussi sur la concurrence individuelle de tous contre tous entre « gagnants » et « perdants » pour lesquels l’Etat assurera un petit filet de protection « à minima ». Le régime peu démocratique de la V° République donne un pouvoir personnel exorbitant aux « chefs » des exécutifs élus à tous les échelons.
Gérard Collomb partage cette vision, il a construit la Métropole de Lyon sur le même modèle. S'il revient dare-dare, c'est comme le dit dans un communiqué Nathalie Perrin-Gilbert Maire du 1er arrondissement dans un communiqué : « (…) Il faut bien comprendre que Gérard Collomb a un désir de toute puissance et qu'il s'est construit un jouet sur mesure pour assouvir ce désir. Ce jouet est la Métropole de Lyon. Comprenant que la Métropole pourrait lui échapper, il revient pour essayer de la reprendre. On voit hélas, que ce n'est ni l’intérêt supérieur du pays, ni l'intérêt des Lyonnaises et des Lyonnais qui l'anime, mais bien sa trajectoire politique personnelle.(...) Il est, en effet, temps que Lyon se libère d'un joug féodal et que les Lyonnaises et les Lyonnais reprennent leur ville en main ».
La « gauche plurielle à la lyonnaise » sous la houlette d'un PS ayant créé le macronisme a vécu. Il est temps en effet qu'une gauche digne de ce nom et rassemblée pour construire une alternative à l'échelle de Lyon et de la Métropole prenne ses responsabilités.

La mobilisation climat à Lyon après le 8 septembre

Le succès du 8 septembre a fait bouger les lignes. A Lyon, la marche climat a été d'une ampleur exceptionnelle, avec près de 15000 participant-es. Déjà, le succès lui aussi du Tour Alternatiba les 25-26 août au parc Blandan (Lyon 3°) - 6500 personnes pour une date difficile - était un signe avant-coureur. En parallèle à la marche elle-même, un travail avait été engagé auprès des élu-es pour que la Métropole se désengage de tout investissement dans les énergies fossiles (campagne initiée par 350.org).
Un débat public sur ce thème avait pu être organisé le matin du 8 septembre sur le marché de la Croix-Rousse avec des élu-es d'ores et déjà favorables, dont Bruno Charles (Vice-Président de la Métropole chargé du Plan climat - EELV), Nathalie Perrin-Gilbert, Maire du 1er ardt (GRAM), Eliott Aubin (PG-FI), Laurence Boffet (Ensemble!) ou Roland Jacquet (LGS). Mais le succès de la marche du 8 septembre a permis de dépasser cet arc de forces. Le Président de la Métropole David Kimelfeld a demandé dans la foulée à rencontrer les initiateurs de la marche (voir nos "3 questions à" page 3) et deux avancées importantes ont pu être conclues :
- l'une sur l'acceptation de soutenir le voeu de désengagement des énergies fossiles (qui a effectivement été voté majoritairement au Conseil de Métropole au prix de quelques réécritures ...)
- l'autre sur l'acceptation d'intégrer les associations citoyennes mobilisées sur le climat dans le processus de préparation du futur Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) 2020-2030. C'est un point important que demandaient depuis des mois la Coalition Climat Rhône et le groupe "Alternatives Territoriales" d'Alternatiba avec un accueil poli mais sans vrai engagement jusque là.
Bien sûr, il ne faut pas être dupes de certains jeux politiques qui ne sont pas étrangers à la rivalité entre le nouveau Président de la Métropole et Gérard Collomb annonçant son retour ... Mais on voit bien que le rapport de forces suite au succès de la mobilisation a fait bouger des lignes qui n'avaient pas évolué auparavant.

A l'avenir il faut donc poursuivre sur les deux terrains à chaque fois :
- le travail de fond sur les propositions / revendications dans le cadre de la préparation du Plan Climat (déjà bien engagé suite au long travail de la Coalition Climat Rhône)
- les mobilisations les plus larges permettant de construire le rapport de forces. C'est maintenant la date du 13 octobre qu'il faut réussir : Mieux qu'une marche pour le climat !

17 Septembre : la Métropole hors-la-loi

Première assemblée territoriale après l’été. Avec, à l’ordre du jour, un point sur les mineurs isolés étrangers. Objectif : passer un marché avec une association (exemple Forum Réfugiés) pour faire le travail de la Métropole, c’est-à-dire assurer la mise à l’abri et l’évaluations des Mineurs Isolés Etrangers.
Devant le risque de voir la situation catastrophique actuelle prolongée par les éluEs (ce qui s’est produit finalement) les associations et collectifs intervenant auprès des MigrantEs se sont mobilisés. A l’initiative de la CUM et de l’AMIE, une réunion de préparation a eu lieu afin que l’action devant la Métropole ne se fasse pas en ordre dispersé. Au-delà de la question des mineurs, il fallait interpeler les éluEs sur les familles vivant dans des campements de fortune (exemple : Place Sathonay), sur les menaces récurrentes d’expulsion pesant sur la Maison Mandela et la Trappe, sur les conditions matérielles à l’Amphi Z (chauffage..).
En fin de matinée, le 17, une quinzaine de militantEs ont distribué le tract du « Collectif d’habitants et d’associations de la Métropole pour une autre politique d’accueil des migrants » aux éluEs arrivant à l’Assemblée territoriale. Ces militantEs portaient des panneaux : « mineurs en danger » « Métropole hors la loi » !
Des éluEs, la maire du 1er notamment (qui avait proposé au Conseil un vœu sur les Mineurs ; voir ci-joint), ont obtenu une interruption de séance pour venir rendre compte de leurs interventions et de la décision majoritaire aux 300 personnes rassemblées devant la Métropole.

Extraits du tract du « Collectif d’habitants et d’associations de la Métropole pour une autre politique d’accueil des migrants » :
Migrants en danger : alerte aux éluEs
Nous, habitantEs et associations d’aide aux migrants, face à la situation actuelle des mouvements migratoires liés aux politiques économiques, climatiques et aux conflits qu’elles engendrent, exigeons la prise en charge réelle de ces mineurs en détresse …
Des papiers, une école, un toit pour tous !

Extrait du tract du Collectif de soutien aux réfugiés et migrants Lyon 69 :
Pour la prise en charge totale de tous les mineurs isolés par l’Aide Sociale à l’Enfance.
Le collectif de soutien aux réfugiés et migrants qui s’est notamment mobilisé pour le retrait du projet de loi sur « l’asile et l’immigration » se mobilise aujourd’hui contre son application, contre la casse de la fonction publique territoriale et du service public qui incombe à la Métropole en défense des services sociaux.

LE 9 OCTOBRE : UNE PREMIERE MOBILISATION CONTRE LA POLITIQUE ANTISOCIALE DE MACRON

La politique du gouvernement, antisociale …
La rentrée de septembre est terrible pour l’ensemble du mouvement social … Après la démission de Hulot qui sonne le glas des velléités écologistes de Macron, le gouvernement n’arrête pas de taper sur les plus pauvres : gel des salaires et des pensions, augmentation de la CSG, diminution des prestations sociales, démantèlement du code du travail avec diminution des représentants syndicaux dans les instances consultatives. Alors que le président n’a cessé de faire des cadeaux aux plus fortunés (Suppression de l’ISF, baisse des sanctions pour fraude fiscale, Flat tax, CICE…), sans compter l’abandon d’une politique sérieuse contre les évadés fiscaux alors que près de 300 postes vont être créés pour traquer la triche ... au chômage. Et le gouvernement a dans les cartons une réforme de l’assurance chômage encore plus défavorable aux salarié-es. Dans la fonction publique, le gouvernement va augmenter le temps de travail soit par l’obligation d’heures supplémentaires dans l’enseignement soit par une augmentation de la durée de travail au-delà des 35 h sans compensation salariale. Et partout dans les hôpitaux, l’enseignement, la police, la justice et dans de nombreuses branches du privé (restauration, commerce…) les conditions de travail se détériorent par manque de postes avec une souffrance au travail de plus en plus marquée.

… répressive et méprisante pour les plus en difficulté
Dans le même temps près de 200 militants syndicaux sont l’objet de sanctions pour faits de grève dans le seul secteur de la SNCF. Les méthodes de management de plus en plus inhumaines provoquent dépressions et parfois suicides.
Il est vrai que ton est donné par le Président des Riches, arrogant vis à vis des plus en difficulté. Qu’il parle du « pognon de dingues » distribué en allocations aux plus pauvres sans aucun résultat selon lui, de l’emploi que l’on peut trouver si l’on veut bien chercher « en traversant la rue », il n’arrête pas d’humilier les plus pauvres. Par contre il n’est pas gêné d’offrir un pognon de dingues aux plus riches sans aucun résultat en terme d’emploi !

… provoque une colère sourde dans le pays
La majorité des retraité-es est vent debout contre les attaques de Macron, les travailleurs de la santé, de la justice, de l’Education, les uberisés, les paysans sont mécontents des choix faits et de la diminution de leur pouvoir d’achat, de l’augmentation de la productivité sans que le chômage diminue. Ils ont de plus en plus conscience que Macron est « le Président des riches », cela explique le décrochage de Macron dans l’opinion qui n’a plus que 29 % d’opinions favorables.

Mais le mouvement syndical est divisé
Le 9 octobre est compliqué. A l’origine c’était le rendez-vous unitaire de l’intersyndicale des retraité-es. FO, la CGT puis Solidaires ont décidé début septembre de faire du 9 une journée d’action interprofessionnelle pour exprimer le ras-le-bol des salarié-es qui prennent des coups de tous les côtés. L’intersyndicale des retraité-es dont certains syndicats n’appellent pas au 9 a décidé de reporter le rassemblement des retraité-es au 18 octobre. La FSU a été ambiguë, dénonçant à juste titre une plate forme floue et préférant mobiliser son secteur dans une grève Education le 12 novembre avec la CFDT et l’UNSA, 2 organisations qui n’appellent pas au 9 octobre ! Cependant, face à l’arrogance de Macron de nombreux syndicats s’engagent aujourd’hui pleinement dans le 9 octobre comme l’ensemble des organisations de fonctionnaires qui appellent les agents de la Fonction publique à se mobiliser le plus massivement possible le 9 octobre sur leurs revendications, contre le gel des salaires, pour la création d’emploi dans la FP, la titularisation des précaires, la défense de la fonction Publique et du code des pensions. De même de nombreuses sections FSU départementales comme le Rhône appellent à faire grève le 9 octobre comme premier point de mobilisation face aux attaques de Blanquer, ce qui n’exclut pas une action Education dans les semaines qui suivent.

Tous ensemble, en grève et dans la rue le 9 octobre 2018 !
C’est cette colère qui doit s’exprimer, en traduisant dans la rue la somme des mécontentements qui travaillent aujourd’hui l’ensemble de la société. C’est d’ailleurs ce que dit la plate forme revendicative du 9 octobre :
• Pour l'augmentation générale des salaires, retraites et pensions, traitements et minima sociaux
• Pour l'amélioration des conditions de travail
• Pour la défense de la Sécurité Sociale, le maintien du régime d'assurance-chômage
• Pour la défense du service public et contre la suppression de postes dans la FP
• Contre le régime de retraites par points et pour le maintien de tous les régimes existants
Au-delà, il faut continuer à privilégier les cadres unitaires dans les luttes locales (ce qui est parfois plus facile) et s’employer à les faire converger dans des actions nationales qui lient syndicats, associations et partis politiques comme ce fut le cas le 26 mai. Mais l’action syndicale est aussi plombée par l’absence de perspectives permettant d’offrir un débouché politique. La difficulté des cadres syndicaux à mobiliser les salarié-es n’est pas due à l’absence de colère, mais à l’absence d’alternative politique UNIE, qui contribue à la démoralisation sociale.
Il y a 10 fois plus de raisons de se révolter qu’en 68. Le gouvernement Macron est fort de nos faiblesses à gauche. Il serait dramatique que, comme en Italie, cette colère populaire s’exprime très à droite. Ensemble! continuera à se battre pour cette unité de luttes sans sectarisme et dans le respect des histoires politiques et sociales de chaque partenaire. Le chemin sera difficile…
Gilbert DUMAS, syndicaliste FSU